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GUIDE DE L'EMPLOI:La validation des acquis de l’expérience… un contexte, une histoire, une actualité.Elle étend cette voie d’acquisition d’une qualification à tous les titres et diplômes professionnels et permet d’obtenir la totalité d’un titre ou d’un diplôme par la validation des acquis. La durée de l’expérience requise est réduite à 3 ans pour effectuer cette demande et élargit la notion d’acquis en passant de la notion « d’acquis professionnels » à la notion « d’acquis de l’expérience »… LA VAE (2002) concerne les trois types de certifications nationales… *Les diplômes de l’Education National : 720 diplômes professionnels du CAP au BTS *Les titres homologués par une commission technique (800) qui comprennent : -Les titres délivrés par d’autres ministères… -Les titres délivrés par des institutions consulaires et des organismes privés… *Les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) : 400 établis par les Commissions Paritaires Nationales de l’Emploi qui relèvent des partenaires sociaux des branches professionnelles..LA VAE : une évolution culturelle…- La loi reconnaît deux voies, non hiérarchisées, permettent d’acquérir une certification : celle de la formation et celle de l’activité professionnelle ou extra-professionnelle … - Elle constitue une formidable promotion de l’activité et de l’expérience qui se voient reconnues comme modalités d’acquisition des compétences à part entière… - Elle vient renforcer l’importance du concept de « professionnalisation » déjà largement utilisé dans les milieux professionnels… Enfin, tout salarié bénéficiant de la VAE sera en droit de revendiquer les modifications en découlant en termes de classification et de salaire… Le Congé VAE Le salarié peut demander un congé à son employeur pour participer aux épreuves de validation… Ce congé peut aussi intégrer, le cas échéant, l’accompagnement du candidat à la préparation de cette validation. La demande doit parvenir à l’employeur au moins 60 jours avant le début des actions de validation et celui-ci ne peut pas différer le congé de plus de six mois. Le salarié ne peut obtenir une autre autorisation de congé avant un an. Il est aussi à noter que le salarié en congé pour VAE a droit à une rémunération, dès lors qu’il a obtenu d’un organisme paritaire, la prise en charge des dépenses liées à ce congé… LA DEMANDE o Le candidat ne peut déposer qu’une seule demande pour le même diplôme, titre ou certification, pendant une année civile et pas plus de trois demandes pour des diplômes ou titres différents… o Le candidat doit présenter au jury un dossier présentant son expérience dont le contenu est fixé par l’organisme valideur. o Le dossier doit rendre compte des expériences acquises et de leur durée, en relation avec la certification recherchée LE JURY o Doit comprendre des professionnels et des enseignants et présenter une répartition des sexes équilibrée. Les professionnels appartenant à l’entreprise d’un candidat ne pourront pas participer aux délibérations le concernant … o Pour les certifications (hors diplômes de l’enseignement supérieur) le jury doit être composé d’au moins un quart de professionnels, pour moitié employeurs et pour moitié salariés… Il n’y a pas de contraintes de quotas de professionnels pour les jurys de l’enseignement supérieur… Quelques données à prendre en compte 44% des salariés français n’occupent pas l’emploi pour lequel ils ont été formés… 19% des actifs ne possèdent aucun diplômes… 30% des actifs ont au mieux le CEP ou le BEPC et , aujourd’hui, 8% d’une classe d’âge sort du système éducatif sans qualification (soit 60 000 jeunes) … 60 % des actifs n’ont pas poursuivi d’études au-delà du CAP ou du BEP 80% des ouvriers ou des employés sont des femmes qui ne disposent que d’un faible niveau de formation initiale … Pour les uns comme pour les autres, rien aujourd’hui ne justifie de leurs compétences réellement mises en œuvre, et ils sont, plus que d’autres, démunis en cas d’accident de carrière ou, tout simplement, en cas de désir d’évolution de carrière… Au-delà du processus de validation des acquis en tant que telle, la loi vise aussi : à harmoniser la procédure réglementaire de création des diplômes à finalité professionnelle délivrées au nom de l’Etat… à favoriser le rapprochement des instances consultatives professionnelles qui conçoivent ces diplômes… à définir la spécificité d’un diplôme délivré au nom de l’Etat et le type de garantie qu’il représente… à créer un répertoire national des certifications professionnelles qui se substitue à la liste d’homologation, avec la création d’une commission nationale de la certification professionnelle qui remplace la commission technique d’homologation… La Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) est placée auprès du Premier Ministre établit et actualise le répertoire national des certifications professionnelles mais veille aussi au renouvellement et à l’adaptation des titres ou diplômes. Ainsi, elle émet des recommandations aux institutions délivrant les certifications et signale les éventuelles correspondances totales ou partielles entre les certifications enregistrées dans le répertoire national, ainsi qu’entre celles-ci et les certifications européennes… L’organisme délivrant la certification doit produire un référentiel d’emploi élaboré par les professionnels directement concernés ainsi qu’un référentiel de certification décrivant les compétences et les aptitudes nécessaires à l’exercice du métier. C’est à partir de cet outil qu’il sera possible, pour des entreprises, d’apprécier les éléments communs avec leurs propres référentiels emploi-compétences… La VAE : un enjeu pédagogiqueLa VAE : un enjeu pédagogique ![]() La VAE pose la question de l’adaptation des cursus de formation qualifiants : logiques modulaires, articulation des contenus avec des compétences issues de l’expérience… Par ailleurs, elle pose aussi la question de l’évaluation de l’expérience et de sa pertinence dans la transposition à des unités de diplômes… Elle interroge sur la nécessaire professionnalisation des acteurs formateurs (conseil, accompagnement, jury…) L’enjeu de la professionnalisation des formateurs est incontournable sur les fonctions de conseil et d’accompagnement des candidats à la VAE : un accompagnement technique et pédagogique ainsi qu’un accompagnement « administratif » et financier devient nécessaire pour la production du « dossier » du candidat. En cas de validation partielle, un parcours doit être proposé au candidat pour qu’il obtienne la certification complète dans un délai de 5 ans, cela veut dire qu’on doit lui donner accès à un dispositif d’acquisition des compléments nécessaires et qu’il doit pouvoir trouver les solutions administratives et financières pour réaliser ce parcours. Ce travail engage les opérateurs de formation sur de nouvelles missions et de nouveaux rôles pour les « formateurs » Enfin, elle soulève aussi la question de sa capacité à rendre pédagogique la phase de constitution de dossiers : corvée administrative ou réelle, modalité permettant de théoriser son expérience … ? La VAE : un enjeu européen ![]() Incontestablement, la VAE participe à cet axe politique fort de la Communauté Européenne que représente le développement de la formation tout au long de la vie … Par ailleurs, il renforce aussi la liberté de circulation des citoyens dans l’espace européen avec une reconnaissance des acquis construits dans un pays et transférables dans un autre… Le flux de personnes concernées par la mobilité professionnelle intra-européenne notamment pour les salariés des PME est faible (la mobilité reste au niveau transfrontalier car l’attractivité est liée à la rémunération). La VAE contient, de façon prometteuse, les germes de son déploiement possible au sein de l’Europe. La VAE : un enjeu social La VAE, une reconnaissance du travail, des activités bénévoles et syndicales … Elle permet de faire valoir son « employabilité »… Elle facilite la reconversion des salariés licenciés … De ce point de vue, elle constitue un outil puissant d’insertion et de promotion… La VAE : un enjeu psychologique La VAE offre aux individus des perspectives de valorisation personnelle, au sens où elle constitue une reconnaissance interne et externe de ce qu’ils savent faire et de ce qu’ils ont appris … Elle renforce la confiance sur son « employabilité » interne ou externe et devrait, si les pratiques de validation se développent, générer une augmentation des processus de mobilité interne et externe … Enfin, elle est susceptible de restaurer une certaine « estime de soi » et de renforcer, chez certaines personnes, l’identité professionnelle …. |
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